Qu’est-ce que le Centre national de musique du Canada?
La semaine des JUNO 2016 donne l’occasion d’y jeter un œil. Voici la vision audacieuse du CNM.
16 mars 2016
 
 
La semaine des JUNO 2016 ayant lieu à Calgary du 28 mars au 3 avril, le regard du pays tout entier sera tourné vers la ville hôte. L’industrie canadienne de la musique sera conviée à deux réceptions, ce qui lui donnera un aperçu du grandiose Centre national de musique (CNM). Ce seront les premiers grands événements qui auront lieu dans le tout nouvel édifice du CNM à l’intérieur de l’impressionnant Studio Bell, qui sera inauguré cet été.
 
Le CNM est né du Cantos Music Museum de Calgary, et ses racines remontent à 1996. La construction de son nouvel édifice remarquable a commencé en 2013, et ce qu’on compte en faire est tout aussi extraordinaire. Le nouveau CNM de 160 000 pieds carrés sera une plaque tournante de la culture musicale canadienne. Il donnera accès à des expositions thématiques et à des collections nationales – dont plus de 2 000 instruments rares et artefacts – en plus d’offrir des programmes d’incubation artistique, des installations d’enregistrement et de spectacle, ainsi que des activités éducatives. La TD a le grand plaisir d’appuyer le CNM.
 
Musique TD a rencontré Andrew Mosker, président et chef de la direction du CNM, pour en savoir plus sur le Centre et la vibrante communauté musicale de Calgary.


Thumb andrew mosker 400x600
 
 
Quel est le rôle premier du Centre national de musique?
« Célébrer, défendre et nourrir notre histoire musicale nationale tous les jours de l’année. Célébrer la musique au Canada, c’est raconter les réussites musicales que nous avons réalisées, comme pays, à l’échelle nationale et dans le monde. »
 
Comment le Centre national de musique y parvient-il?
« Pour nous, cela signifie faire connaître des artistes canadiens régulièrement, à l’aide d’expositions par exemple. Dans notre nouvel édifice, 21 000 pieds carrés sont consacrés à des expositions permanentes, et dans ces 21 espaces de galerie différents, les visiteurs peuvent se laisser inspirer par une vaste gamme de sujets touchant la musique de notre pays. Il y a des histoires sur les artistes, d’autres sur la musique et la communauté, et des histoires sur les lieux. Par exemple, nous avons une exposition sur les salles de spectacle qui ont marqué nos collectivités, comme la grande et confortable Place des Arts de Montréal, la Horseshoe Tavern de Toronto ou l’hôtel King Edward de Calgary, qui de 1980 jusqu’à sa fermeture en 2004, a été un haut lieu du blues. Voilà l’une des 21 histoires que nous voulons célébrer. »
 
Comment le Centre national de musique jouera-t-il ce rôle de lieu de spectacle?
« Nous aurons deux grandes scènes [dont l’une est l’ancienne scène de l’hôtel King Edward, soigneusement reconstruite] et nous y présenterons des artistes d’ici, jouant de tous les genres musicaux. Pour moi, il était très important de construire une plateforme de concert vraiment diversifiée – musique instrumentale, dance, classique, hip-hop, indie dance ou tout autre genre musical qu’on produit au Canada. Dans cinq ans, lorsque les gens regarderont le calendrier des spectacles présentés au Centre national de musique, je veux qu’ils soient ébahis. »
 
Calgary est-elle une ville particulièrement intéressante musicalement parlant?
« Calgary n’a peut-être pas la population de Toronto ou une aussi longue histoire culturelle que Montréal, mais elle a soif de nouvelles idées, surtout en ce moment où son empreinte et ses fondements économiques sont mis à rude épreuve. Les Albertains sont des entrepreneurs, des preneurs de risques, et en musique, il faut prendre des risques. La musique est aussi un formidable moyen d’attirer des gens dans une ville, de façonner l’identité d’une ville de façon très parlante; et c’est un cri de ralliement à l’échelle du pays et du monde. »
 
Comment décririez-vous la scène musicale de Calgary?
« La communauté musicale de Calgary est tissée très serrée et est interdisciplinaire. Calgary est souvent étiquetée comme un centre de musique country, mais selon moi, c’est faux. Vous pouvez voir un spectacle de musique country n’importe quel jour de la semaine à Toronto, ce qui n’est pas le cas à Calgary. Je pense que notre scène musicale indépendante a vraiment pris de l’expansion, comme en témoignent le festival Sled Island et ses participants. De nombreuses personnes voient dans des groupes comme Reuben and the Dark un signe que quelque chose d’important se passe ici; il y a eu Leslie Feist avant eux; et, bien sûr, Chad VanGaalen est originaire de Calgary. »


Thumb nmc lobby 780x439
 
Comment les communautés musicales locales profiteront-elles du Centre national de musique?
« Les artistes de Calgary vont être des précurseurs dans tous nos principaux espaces de programmation. Surtout les premières années, nous travaillerons de très près avec nos musiciens locaux afin d’apprendre à bien utiliser notre nouvel édifice, de mettre à l’essai les studios d’enregistrement et les programmes de résidence, d’user le plancher de nos scènes et de nous assurer que nos installations fonctionnent bien. Nous serons le lieu qui soutiendra leur développement comme artistes. »
 
Que signifie pour le Centre national de musique que Calgary soit l’hôte du gala des prix JUNO 2016?
« Ceux qui viennent assister aux JUNO ne viennent pas seulement pour la soirée du dimanche; un grand nombre d’autres activités se déroulent tout au long de la semaine. Les participants représentent tous les secteurs du milieu musical canadien, et pratiquement tous les genres de musique. Pour nous, accueillir ces gens à Calgary est une manière de voir clairement ce que le Centre national de musique fera pour promouvoir la musique dans notre pays, que ce soit en soulignant nos réalisations, en offrant un studio d’enregistrement avec accès à la collection historique d’instruments, en organisant des spectacles ou en proposant véritablement des artistes de tous les horizons. Mon objectif est d’attirer les gens ici afin qu’ils comprennent mieux ce que nous avons créé, puis qu’ils trouvent comment ils pourraient y participer. »